Puisque c’est moi, tout est permis…

Cambrioler, piller, violer, voler, sont interdits. Mais, puisque c’est moi, c’est permis. C’est cette formule qui ne cesse pas de faire la une depuis un bon nombre d’années de chez nous. On prend le malin plaisir de prôner à haute et intelligible voix: <<Nul n’est au-dessus de la loi>>. Quelle bonne leçon à réciter! Beaucoup d’entre nous sont des hommes et des femmes avisés qui, se versent profondément dans la langue de Voltaire.

Très pointus! Comment? Très pointus! De plus, ayant en main la constitution du pays, faisant presque les lecture active et analytique de tous les chapitres et déclarent que tout doit être fait sous l’égide de la loi mère du pays afin qu’il y ait l’équilibre social. Est-ce vrai? En 2014, il y avait un type qui s’est livré à faire remarquer sa présence en dénonçant fougueusement certaines dérives au sein de la société, soit la façon dont les gens entrent dans le monde universitaire, notamment à l’Université d’État d’Haïti (UEH). La question de <<Marenn, Parenn>>, soit le laxisme chez les autorités soi-disant compétentes, entre autres.

Quelques années après, ce même type se sentait humilié, désolé, dépravé et découragé par le fait qu’il n’a pas encore trouvé l’opportunité d’entamer ses études universitaires, et se sentait empêché à cause de son domaine artistique qui ne lui a pas accordé assez de temps nécessaire en vue de préparer son concours.

Voilà qu’il est l’ami de l’un des potentiels professeurs de l’une des entités de l’UEH, il dit:<<Bon! Même si je n’arrive pas à réussir le concours, ce professeur peut tout faire de son possible pour m’y mettre. À quoi bon me tracasser la tête ? En ce siècle, il est question de << Kolòn Ki Bat(KKB)>>. Chacun se sacrifie pour son propre bonheur, mais pas pour celui des autres.

Un beau jour, le résultat du concours vient de publier. Le pire, le résultat n’était pas en sa faveur. Quelle catastrophe! Peu de temps après, il entre au-dedans de lui et dit:<< Pourquoi ai-je besoin d’être inquiet à cause de mon échec ?>>; <<Quelle est l’importance de ma relation avec ce professeur?>>; je n’ai pas le choix, je vais lui parler de la situation à laquelle je me suis trouvée, tout en espérant qu’il va prendre en considération l’état de mon cas désastreux. Or, je n’étais pas même obligé d’aller participer au concours d’admission. Car avec lui, pas de souci. Hmm, quel pays!

Hmm, quel pays! Pays, spécial! Là où tout ce qui est anormal devient normal, même au niveau de la capitale. À force que ce genre de chose continue à prendre ampleur de chez nous, ça donne naissance automatiquement à des sentiments de tristesse, de dédain, de regret et de renonciation nationale chez les jeunes citoyens et des personnes âgées qui se sentent menacées à cause de certaine déviance au niveau sociétal, et même au plus haut sommet de l’État. Quel État! Hmm… Plus haut, j’ai dit renonciation nationale en raison de jeunes haïtiens sont contraints à quitter le pays pour se rendre en République Dominicaine, au chili en quête d’une vie meilleure où ils peuvent changer leur mode vie. En disant incessamment :<<Ayiti, pa peyi pou n viv ladanl. Nou gen yon pakèt bann san konsyans kap dechèpiye ti pèp la. Sak pirèd la! kou yo bezwen pouvwa, se lè sa yo konn ti pèp la te egziste. Sen Domeng, tèt dwat! Chili, tèt dwat!>>

De leur côté, les autorités compétentes en terme de régularisation du nombre massif des haïtiens quittant leur terre natale pour se rendre en terre étrangère en vue d’aller chercher une vie aisée, se montrent très dévouées en attirant l’attention de tous sur cet aspect qui a un sens de quelque chose inacceptable. Pourquoi? Parce que le nombre de personnes vivant dans un pays augmente soit par la natalité, soit par l’immigration et la migration. À noter que l’immigration est le plus souvent motivée par la recherche d’un emploi et la perspective d’une meilleure qualité de vie. Dans le sens opposé, c’est par la mortalité et l’émigration.

Ces deux éléments-là constituent le solde migratoire. Eh bien, Haïti se trouve au deuxième échelle en raison chaque année beaucoup de personnes se sont éteintes, soient par accident ou des cas de maladies naturelles ou surnaturelles, soient par une fusillade, et d’autre sont obligées d’aller aux pays précités. Maintenant, il est important de savoir est-ce que les autorités de la Direction de l’immigration et de l’émigration se soucient-elles vraiment de nous? N’est-ce pas pour elles, une occasion d’en tirer profit? Sont-elles réellement de notre côté?

Qu’est-ce qu’elles ont fait pour stopper ce flux migratoire? Elles se questionnent seulement sur les conséquences du flux migratoire, mais pas sur les causes profondes et occasionnelles de celui-ci.

Pour élucider ce point, on va prendre un exemple sur le plan sanitaire. Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) se contente seulement de nous dire les préventions que nous devons prendre en vue d’éviter certaines maladies proviennent de toutes sortes sans jamais nous faire part de les traitements appropriés, voire efficaces et efficients. Il est temps de nous accentuer sur les causes des problèmes que de faire étendre nos vaines idées sur les conséquences.

C’est absurde! Un simple professeur comme tous les autres professeurs, est devenu le Directeur Départemental d’Éducation. Ah oui, j’ai bien dit: Un simple professeur. Au niveau éducatif haïtien, y a-t-il pas un code qui régit et qui dit clairement comment un professeur peut devenir Directeur de la Direction Départementale d’Éducation (DDE)? Si oui, pourquoi les autres professeurs qui ont déjà gravi l’échelon tracé par ce dit-code ont accepté un tel fiasco à leurs yeux? Ne sont-ils pas vraiment concernés? Maintenant, quel est le role même du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) dans cette affaire? La DDE n’est-elle pas sous la tutelle du MENFP?

Où est la présence du principe de la méritocratie? Ce principe est-il en vigueur ou désuet? Pourquoi paraît-il difficile à un homme ou une femme d’accéder à un poste de travail au niveau étatique, malgré ses qualifications et ses potentialités? De nos jours, suivant le nombre de cas enregistrés, il nous paraît difficile de trouver au sein des institutions étatiques des cadres chevronnés qui savent très bien ce qu’ils font au bout du doigt. Je vous invite tous à aller faire un constat à travers les bureaux, vous verrez qu’il y a la présence des gens lassés, endormis qui n’ont aucune idée de ce qu’ils font.

L’évolution des êtres humains peut servir d’exemple à beaucoup d’entre nous qui veulent progresser dans la vie. Ce qui voudrait dire que les choses doivent être faites étape par étape, comme un bébé qui a passé des mois à boire du lait maternel. Car ce dernier est la base fondamentale de son existence. On pourrait donner à l’expression<<Lait Maternel>>, le sens de la conscience qui est la présence de Dieu en l’homme. Celle qui juge nos actions, soient bonnes ou mauvaises. Nous vivons dans une époque où les valeurs s’effritent, comme disait la Bible en ces termes : « Personne ne cherche Dieu, pas même un seul.>> Il faut que nous ayons le discernement nécessaire afin de bien vouloir séparer la politique de les choses administratives.

De même que la politique est une science à part entière, l’administration l’est aussi. Certaines fois, il peut toujours y avoir une certaine liaison, mais pas totalement une fusion. Il est temps de faire Haïti revivre ses passées merveilleuses où les gens fonctionnaient suivant les principes régis par le code administratif et déontologique du métier en question.

En majeure partie, des hommes et des femmes de droit ou des gens qui ont au moins une certaine connaissance en la matière. En ce temps, puisqu’ils sont des chômeurs, ils font preuve des gens qui respectent scrupuleusement les prescrits de la loi et font entendre parler d’eux un peu partout, soit à la radio ou à la télé.

Lorsque les choses vont de mal en pis, ça affecte toutes les couches de la société. C’est bien dit à travers les proverbes haïtiens, on peut prendre comme exemple l’un des plus populaires:<< Yon grenn zoranj  pouri nan yon panyen gate tout rès panyen zoranj la.>>

L’heure est venue pour que vos yeux soient ouverts et vos capacités de réflexions soient intensives et renouvelées.

Pourvu que les citoyens et citoyennes, de ce pays tant maltraités par nos dirigeants sans conscience, aient en eux l’esprit de discernement afin de dire non à l’inobservance des principes régissant le bon fonctionnement de la société humaine. Vive, Haïti! Haïti, en avant!

Source: RRI / Wilbert Alexis

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