Cherté de la vie et la réalité économique en Haïti

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme signée le 10 décembre 1948  reconnait les droits fondamentaux de l’homme. Ces droits sont des libertés individuelles qui sont inhérentes et inaliénables à la personne humaine. Elle souligne le conditionnement social de l’homme, le respect de sa dignité ainsi que sa valeur. C’est-à-dire que l’individu a droit à la vie, il est libéré de la misère, entre autres.

La nourriture, l’un des premiers besoins de l’homme doit être accessible à tous les citoyens d’un pays. Pour rester en santé, il faut avoir une bonne alimentation afin que l’organisme fonctionne normalement. Cela doit se faire par la consommation des produits locaux. Il faut avoir une forte production locale. Et pour l’avoir, il faut que l’État investisse dans l’agriculture. Cela va augmenter l’économie nationale, la population va gagner la paix d’esprit par ce qu’elle va avoir de quoi à vivre.

Pour se faire, l’État doit avoir une politique agricole qui contrôle le prix des marchandises et les subventionner. Cela va soutenir le marché local et les revenus agricoles. Ce procédé va accroître la production agricole, garantir la sécurité alimentaire. En plus, le prix des produits va être raisonnable aux consommateurs et il va y avoir une stabilisation des marchés. Comme ça, la richesse de l’État va augmenter à travers l’importation des produits et les citoyens vont respirer un air tranquille.

En revanche,  quinze à vingt  ans de cela, Haïti vivait de ses produits agricoles. Les terres étaient vraiment cultivables et fertiles. Il y avait une forte production agricole. Les citoyens nourrissaient de nos denrées nationales. Les pois, les maïs, les petits mils, les maniocs, les mangues constituent les différentes variétés de plantes cultivées par nos planteurs. Dès lors, l’eau de pluie alimentait nos jardins. Les citoyens avaient de quoi à vivre et l’État multiplie ses richesses à travers l’exportation. Cela avait facilité le taux de croissance et relève l’économie. La misère atroce n’était plus à l’œuvre. Les récoltes étaient vraiment abondantes.

Aujourd ‘hui, la coupe abusive et systématique des arbres ne fait que diminuer considérablement la couverture forestière. Ce qui provoque un manque d’efficacité des produits agricoles ces derniers temps, et engendre du coup, une longue sécheresse partout dans le pays. Il y a des plantes  qui sont devenues incultivables dans certaines régions du pays car elles sont frappées par des phénomènes inconnus, et sont infectées par des insectes dont des moustiques. On peut citer par exemple, les cocotiers et les petits mils. Cela est dû aussi au manque d’encadrement des planteurs, du déboisement et aussi les gaz à effet de serre. Donc, la misère bat son plein et il y a une faillite économique.

En conséquence, il n’y a pas une production nationale, les produits importés dominent le marché local. Il y a une hausse des prix des marchandises. La nourriture représente aujourd’hui pour un bon nombre d’haïtiens une sorte de luxe. Donc, les citoyens ne font que vivoter. L’État qui doit assurer la sécurité alimentaire est presqu’inexistant. Ils ne bénéficient d’aucun soutien. Les citoyens sont dans une pauvreté extrême. Le niveau du chômage traduit la vulnérabilité des citoyens.

Nous constatons la dépréciation de la gourde par rapport au dollar fait son chemin depuis le debut de l’année, malgré les mesures prises par le Président Jovenel Moïse en publiant un décret faisant injonction à ce que toutes les transactions commerciales soient faites en monnaie nationale qu’est la gourde. Le dollar devient rare et le prix des produits augmente. Les citoyens vivent à moins d’un dollar américain en poche par jour. Plus on consomme les produits importés, plus la vie devient chère. Ça peut se voir comme à l’œil nu, où même le prix des produits alimentaires s’augmente quotidiennement. L’État n’a pas une politique monétaire qui est mise en place pour assurer la stabilité des taux d’intérêts, des taux de change, des produits. Cela traduit à un déséquilibre du marché. Quelle est la responsabilité de l’État dans tout ça ? Les droits des citoyens ne sont-ils pas lésés ? Que faut-il faire pour relever l’économie haïtienne ? Ce sont des questions que la situation exécrable de nos compatriotes nous pousse à poser.

En plus, l’’Etat n’a pas une politique budgétaire. Il ne contrôle pas ses dépenses. Donc, les recettes de l’État sont inférieures à ses dépenses. C’est la raison pour laquelle il y a une certaine inflation. On voit la perte du pouvoir d’achat de la gourde qui traduit la hausse durable des prix des produits.

Les vives tensions, l’insécurité et l’instabilité politique que connaissent Haïti ces derniers temps ont aussi affaibli l’économie nationale. Les  principaux secteurs rentables pour l’économie ont été vivement touchés par la crise, particulièrement le secteur touristique.

Enfin, l’agriculture l’un des piliers du développement d’un pays nécessite un ministère ayant la capacité de travailler pour le bien-être de son peuple. Donc, les autorités ont intérêt d’y investir pour réduire le niveau de vulnérabilité des citoyens. Sinon on va finir dans la famine.

Source : RRI/ Damas Glaude Damasglaude31@gmail.com

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