À cette cérémonie qui a réuni également de nombreux parlementaires, dont le Président du Sénat, l’Honorable Joseph Lambert, le Président de la Cour de cassation et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Jules Cantave, ont également pris part des personnalités qui œuvrent pour la protection des Droits humains en Haïti, notamment Colette Lespinasse du Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR), Édouard Paultre du Conseil National des Acteurs non Étatiques (CONANE), Gédéon Jean, de la Plateforme des Organisation des Droits Humains (POHDH).

Cette activité a été l’occasion de rendre un vibrant hommage à Émile Saint Lot, Ambassadeur d’Haïti auprès des Nations Unies, qui a participé à l’élaboration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, à titre de secrétaire rapporteur de la Commission. Document révolutionnaire de 30 articles traduit en plus de 500 langues, cette Déclaration, validée par 50 pays, constitue un dénominateur commun entre les États, et a aidé à réhabiliter l’homme dans son humanité afin de créer l’harmonie et des sociétés plus justes et plus égalitaires dans le monde.

Le Président de la République, Jovenel Moïse, a profité de cette grande tribune pour renouveler son attachement au respect des Droits humains. Il a réitéré son engagement et sa ferme volonté de travailler encore plus à l’amélioration des conditions de vie du peuple haïtien, tout en prônant un pacte de gouvernabilité pour préserver la stabilité et l’harmonie dans la cité.

Augmenter la production agricole, attirer les investissements, favoriser l’accès à la justice pour tous, lutter contre la corruption sont, entre autres, les défis communs qui doivent être surmontés pour que les droits fondamentaux de tous les Haïtiens et Haïtiennes soient respectés, a exprimé le Président Moïse, qui appelle à l’unité et à un dialogue permanent entre toutes les forces vives pour développer et rétablir la paix dans le pays.

« Au moment où nous réaffirmons, partout dans le monde, la prédominance des droits humains, trop de gens sont exposés et sont maintenus dans des situations de vulnérabilité », a insisté le chef de l’État qui a exposé un ensemble de problèmes mondiaux qui font obstacle au plein épanouissement de l’être humain. Il s’agit, notamment du racisme, de la Xénophobie, de la chasse aux migrants, etc. que les nations du monde doivent s’atteler à résoudre ensemble.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux… ». Le sénateur Joseph Lambert s’est appuyé sur l’article 1er de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, pour rendre un hommage soutenu et mérité à Émile Saint Lot avant de remettre une plaque d’honneur aux membres de la famille de cette personnalité rare et humaniste, qui a contribué à perpétuer la lutte incessante pour rétablir la dignité humaine.

Rappelant que la Démocratie et le respect des Droits humains étaient consubstantiels et qu’il fallait réorienter le pays vers un État de droit pour recoudre le tissu social, le président du Sénat a aussi mis un accent particulier sur le fait que le peuple haïtien soit un pionnier en matière de droits humains, en se référant à l’événement de 1804 qui a fait de la liberté une valeur universelle.

Le représentant du Haut commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Giuseppe Calandruccio qui a remis un tableau et une plaque de reconnaissance à la famille Saint Lot, a, d’entrée de jeu, dans ses propos, remercié les trois pouvoirs de l’État qui ont donné, par leur présence, une note spéciale à la journée internationale des Droits de l’Homme. Il a tenu à rappeler que l’engagement de l’État est fondamental dans la protection des droits des citoyens. Aussi, tout en saluant le travail important des organismes de défense des droits humains, il a souligné que, malgré les moments difficiles qu’a connus le pays, s’établit une réelle opportunité de travailler pour le progrès des Droits fondamentaux des citoyens en Haïti.

FIN