Le Mali s’oriente vers un nouveau report des législatives

Les élections législatives, déjà repoussées d’un mois en septembre, ne se tiendront a priori pas le 28 octobre. L’avis de la Cour constitutionnelle qui ouvre la voie à ce nouveau report – qui doit encore être officialisé – fait la quasi unanimité au sein de la classe politique.

Un nouveau report des législatives se dessine. Dans un arrêt daté du 12 octobre, la Cour constitutionnelle malienne livre « un avis favorable à la demande de prorogation de la Vème législature jusqu’à la fin du premier semestre 2019 ». Cette prolongation du mandat des députés actuels jusqu’en juin 2019, qui devrait intervenir au moyen d’une loi organique, ouvre de fait la possibilité à un nouveau report des législatives.

« Cas de force majeure »

La Cour constitutionnelle justifie son arrêt au nom d’un « caractère de force majeure » que posent les difficultés qui entravent l’organisation des législatives. La Cour insiste également sur « la nécessité d’assurer le fonctionnement régulier de l’Assemblée nationale ». La Constitution stipule en effet que le scrutin se tient tous les cinq ans. Le dernier ayant eu lieu les 24 novembre et 15 décembre 2013, la non tenue des législatives dans les délais plongerait le pays dans un vide constitutionnel.

La décision de la Cour n’a donc pas surpris. Au contraire. Pour beaucoup, elle permettra de donner le temps aux autorités de mieux organiser le scrutin et, surtout, de mener à terme les réformes institutionnelles en cours.

« C’était prévisible, étant donnée la situation actuelle. La présidentielle ne s’est pas tenue dans de bonnes conditions, il ne sert à rien d’organiser les législatives à la hâte », note ainsi Moussa Diallo, président de l’Association pour l’autonomie de la jeunesse Malienne, qui prévoit de présenter sa candidature dans le cercle de Kati.

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