Entre les mandataires et les mandants, un vide s’impose dans le système électoral haïtien…

Après 1986, Haiti a connu un nouveau régime politique. Les haïtiens s’étaient mis ensemble pour combattre la dictature de Jean-Claude DUVALIER. Suite aux différentes stratégies développées par les dirigeants politiques haïtiens en accord avec les citoyens. À partir de ce moment, Haïti vient de doter de la constitution du 28 mars 1987 qui, détermine le nouveau mécanisme de fonctionnement de l’État Haïtien. Sans doute, cette constitution a été votée.

Sur cette même lancée, plusieurs citoyens haïtiens ont été élus en vue de remettre en marche l’appareil étatique tel que déterminé par la constitution en vigueur. Depuis lors, on pourrait dire que ladite constitution reconnait aux citoyens le droit de désigner leurs représentants à toutes les instances de l’État. Voilà donc deux actes de démocratie représentative accomplis en Haïti après l’effondrement du Duvalier.

Aujourd’hui, la question de désigner quelqu’un aux postes de Sénateur, Député, Maire, CASEC et tant d’autres, paraît quasiment perplexe par le fait que dans la mémoire collective des haïtiens « être candidat » à l’un des postes précités, c’est juste pour devenir millionnaire aux dépens du peuple, les électeurs. À cet effet, il est important d’établir le rapport existant entre électeur et élu. Le rapport existant entre ces deux catégories-là, c’est un rapport de mandataire et de mandant. Le mandant peut refuser de reconduire le mandat donné à son mandataire. Un cas pareil a été remarqué, en 2015, aux élections législatives dans le département du Sud-Est où le peuple a refusé catégoriquement de réélire les Lambert.

Malheureusement, la constitution ne permet pas au mandant de renvoyer son mandataire, avant le terme fixé même s’il constate par la suite qu’il a été trompé ou bafoué. En général, le rapport existant entre gouvernant et gouverné est un rapport d’ouvrier et de patron. Le patron est bel et bien le peuple et les dirigeants ne sont que les ouvriers. Comme l’a si bien dit, René Julien, ancien Député de Thomazeau sous le régime de Jean-Claude DUVALIER.

Cependant, dans la réalité, c’est le contraire en raison les électeurs ne prennent pas en compte leurs potentialités et leur pouvoir, et c’est ce qui rend qu’ils sont mal vus par les élus. De leur côté, les élus, se montrent insoucieux face aux divers problèmes auxquels font face les citoyens, notamment ceux qui pataugent dans une profonde misère.

En tenant compte de la mission des dirigeants politiques qui est d’organiser la vie collective pour permettre à chacun en particulier de bien vivre. Ces derniers doivent se servir du pouvoir des lois pour assurer le bien-être de tous.

En dépit de tout, les citoyens continuent d’apporter leur support au fonctionnement de l’État en payant les taxes et impôts prévus par la loi. Un bon dirigeant doit constamment soigner son image pour mériter l’estime des citoyens qu’il gouverne.

RRI: Par Alexis Wilbert

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